vendredi 24 juillet 2026

TEL UN SERPENT QUI SE MORD LA QUEUE…

La question la plus préoccupante demeure celle relative aux exigences que recèlent les accords de Washington à l’égard de la République démocratique du Congo (RDC) : organiser un dialogue interne avec les autres parties prenantes y compris les organisations de la société civile, l’opposition armée et non armée… ; s’engager à combattre et éliminer les FDLR…

Dans lesdits accords, ces exigences sont positionnées, à charge de la RDC, comme quelques-uns des préalables à l’amorce du départ des forces armées rwandaises du territoire congolais.

Elles remettent, malheureusement, à la surface le manque de vision, la maladresse et l’incompétence avec lesquels ces accords ont été négociés puis signés en catimini sans aucune lecture de la représentation du peuple, c’est-à-dire le parlement, ni celle de la société civile.

Comment un pouvoir établi dans un pays souverain a-t-il pu se laisser imposer un dialogue avec ses opposants par un autre pays qui l’agresse depuis des années, comme condition de cessation de cette agression, de cette violation si flagrante du droit international public ?

Comment ce pouvoir a-t-il pu se laisser imposer la révision de sa propre législation interne, y compris la révision de sa constitution, sa loi fondamentale, dans le seul but de contenter le Rwanda, son agresseur, et les Etats-Unis d’Amérique ?

Comment le pouvoir en place a-t-il pu fléchir et négocier à genoux en lieu et place de profiter du positionnement des Etats-Unis d’Amérique connus pour leur engagement en faveur de la démocratie et en faveur des droits de l’homme ?

Alors qu’il clame sa légitimité à qui veut l’entendre, accepter le dialogue dans des conditions d’impositions, à genoux comme déjà dit, n’est-ce pas faire aveu de faiblesse et de lâcheté ?

Et dudit dialogue, qui connaît l’agenda, les participants, les lieux de tenue, le budget, les objectifs recherchés, les résultats attendus, la durée, qui le dirigera, sous quel format, etc. ?

Par ailleurs, chose particulièrement grave et très inquiétante, dans les accords, comment un pouvoir légitime, ou prétendument tel, a-t-il pu s’engager à une obligation l’impossible : celle d’accepter de lutter contre les FDLR qui opèrent sur un territoire dont il n’a aucun contrôle politique et militaire ?

Autant de préoccupations dont le seul rappel renforce le désespoir des congolais et dont les réponses offrent, au détriment des congolais, un sourire moqueur de l’agresseur.

Il n’est jamais tard pour mieux faire : il me semble, en effet, que même à ce jour, le parlement demeure une représentation du peuple à travers laquelle des options courageuses pour la révision de ces accords peuvent être prises. Il me semble aussi qu’en lieu et place de considérer les organisations de la société civile comme des excroissances de l’opposition politique, l’heure est arrivée de les mobiliser pour la cause de la nation en péril !

A haute voix…
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L'auteur défend les libertés dans un pays en voie de devenir un Etat, une République et une Démocratie...